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La vraie gaieté

La Vraie Gaieté

Jean Antoine Watteau
Valenciennes, 1684 – Nogent-sur-Marne,
1721

Huile sur bois
H. 0,231 ; L. 0,172
Achat, 1974
Inv. P. 75.1

En 1770, un collectionneur et graveur amateur valenciennois, Le Hardy de Famars, grava une peinture de Watteau qu’il possédait : La Vraie Gaieté. Ce petit panneau passa ensuite dans différentes collections, notamment londoniennes, au XIXe siècle. C’est à Londres que le tableau est acquis par le musée, en 1974. Il est alors rapproché de l’oeuvre de Watteau sur la foi des inscriptions que comporte la gravure et sur d’évidentes analogies avec les créations du peintre des fêtes galantes, par exemple la figure du violoniste de dos qui apparaît dans La Contredanse (New York, collection particulière) et un dessin en rapport (Oxford, Ashmolean Museum).

L’attribution de cette peinture demeure discutée. La maîtrise dont fait preuve ici le peintre ne plaide en tout cas pas en faveur d’une exécution trop précoce dans la carrière de Watteau. Notre jugement reste d’autant plus difficile que l’artiste s’inspire ici de très près, et imite même, des maîtres nordiques tels que Teniers et Van Ostade. Quoi qu’il en soit, cette oeuvre fournit un exemple supplémentaire, s’il en était besoin, de la profondeur des liens entre la scène de genre flamande et le thème de la fête galante.