Le Port

Félix Del Marle
Pont-sur-Sambre, 1889 – Courbevoie, 1952

Huile sur toile
H. 0,81 ; L. 0,65
S.h.d. : A.F. Mac. Del Marle
Don de M. Édouard Séné, 1957
Inv. P. 57.129

Après une formation classique à l’école des beaux-arts de Valenciennes, Del Marle rompt avec sa famille et s’installe à Bruxelles puis à Paris, en 1911. Dès 1913, il se lie avec les  milieux futuristes et rencontre Marinetti, Boccioni, Severini et Apollinaire, qui considérait Del Marle comme le seul véritable « futuriste français ». Revendiquant cette nouvelle esthétique, Del Marle exécute des oeuvres qui exaltent le monde moderne : le travail, la vie sociale, au moyen d’un langage simplifié, synthétique et dynamique.

Le Port est considéré comme la meilleure oeuvre futuriste du peintre. Cette vaste composition (environ 3 × 1,90 m) fut présentée au Salon des Indépendants en 1914, elle disparut à Cologne au moment  de la déclaration de la Première Guerre Mondiale. Cinq études préparatoires sont connues, dont celle de Valenciennes, qui est sans doute la  dernière et la plus aboutie.

Autour des deux masses sombres clairement identifiables des proues des navires, le peintre cherche à donner à sa composition une dimension dynamique, poétique et sonore au moyen de références plastiques qui ont ici valeur de signes.