Vous êtes ici : Musée des Beaux-ArtsCollections

Histoire des collections

L'histoire des collections

La constitution des collections au 19ème siècle

Sous réserve de très nombreuses œuvres d’origine inconnue, on estime à environ 70 œuvres les saisies révolutionnaires encore présentes au musée, constituant le noyau du premier musée ouvert au public le 16 fructidor de l’an 9 (3 septembre 1801). Une dizaine d’œuvres provenant des académies de la Ville (morceaux de réception…) ou qui appartenaient déjà à la Ville (comme le Portrait de Clément de Bavière) complètent la collection.
Les premiers achats sont, selon toute vraisemblance, de 1835, année où l’on décide l’acquisition du tableau de Schnetz exposé au salon de Valenciennes. De nombreux autres achats, enrichissent le fonds ensuite assez régulièrement.
Hormis les saisies révolutionnaires, juridiquement dépôts de l’état mais qui ne proviennent pas physiquement des collections nationales, de nombreuses œuvres sont déposées par l’Etat à Valenciennes dès 1827 (tableau de Serrur, disparu en 1940), avec un pic dans les années 1870.
Beaucoup de donations ou legs sont effectués tout au long du 19ème siècle, surtout durant la seconde moitié, souvent constituées d’une ou deux œuvres, mais parfois plus abondantes, comme le montrent quelques exemples :


L'évolutions des collections

Lors de l’ouverture du musée actuel (1909), la partition des collections entre le "Palais" des Beaux-Arts et le musée de l’hôtel de Ville est faite avec le concours de Paul Jamot, Paul Le Prieur, et Camille Benoit  : Les œuvres d’intérêt local (historique ou iconographique) et celles qui sont considérées comme mineures restant à l’hôtel de ville. Parallèlement, la création du musée permet d’accepter à nouveau l’entrée régulière d’œuvres dans les collections, alors que l’encombrement des locaux précédent posait souvent de gros soucis à ce sujet…
Malgré quelques œuvres détruites, volées ou non retrouvées, la guerre de 14 n’a pas occasionné de trop nombreuses pertes sur les collections artistiques, par contre 240 pièces archéologiques ont été volées. Il est possible toutefois, et la redécouverte récente de deux dessins de Valenciennes au musée de Cambrai en fait foi, que des disparitions n’aient pas été enregistrées… A l’inverse, deux œuvres, retrouvées à Tournai lors de la retraite des Allemands et non revendiquées alors, ont intégré les collections.
La Seconde Guerre mondiale, a causé la destruction de l’ensemble des œuvres qui constituait le musée de l’hôtel de Ville, ainsi que celle de toutes les œuvres ornant les murs de la mairie, comme par exemple, le plâtre de Lemaire "La mort de Marceau", pour l’Arc de Triomphe de Paris, qui ornait le mur de l’un des escaliers.
Indépendamment des pertes de guerre, on déplore quelques disparitions d’œuvres dues aux calamités naturelles (une œuvre : Sainte-Elisabeth de Hongrie, de Glaize, détruite suite à une inondation en 1927) ou à des vols.


Les collections depuis 1945

Après le retour d’évacuation en Bretagne l’inventaire des œuvres a été repris à zéro. De nouvelles acquisitions sont faites, tentant tout d’abord d’accorder la priorité à la reconstitution des collections détruites au musée de l’hôtel de Ville : on note ainsi de très nombreuses acquisitions de céramiques régionales.
Si la plupart des acquisitions ne concernent que quelques œuvres, il en est quelques-unes qui sont notables :
Donations importantes :